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Crise à la JGPO : la jeunesse de la Grande Orientale dénonce une « entreprise de sabotage » et hausse le ton contre Blandine Litunge

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La tension atteint désormais un niveau critique au sein de la Jeunesse Grande Province Orientale (JGPO). Dans une série de communications particulièrement offensives, plusieurs membres de la structure accusent Madame Blandine Litunge d’être au centre d’une dynamique de divisions, de manipulations et de déstabilisation qui menace aujourd’hui l’équilibre de plusieurs mouvements de jeunesse dans la Tshopo.

« Trop, c’est trop », martèle la cellule de communication de la JGPO, qui affirme ne plus vouloir garder le silence face à ce qu’elle qualifie de « comportements dangereux pour l’unité et la cohésion de la jeunesse orientale ».

Une avalanche d’accusations

Au cœur de cette crise figurent plusieurs dossiers explosifs. Les responsables de la JGPO dénoncent notamment une gestion jugée confuse du dossier des mamans devant regagner Kisangani. Selon eux, alors qu’un appui était envisagé par l’autorité Doudou Fwamba Likunde pour faciliter leur retour, des initiatives parallèles attribuées à l’entourage de Blandine Litunge auraient semé la confusion et provoqué des tensions inutiles parmi les bénéficiaires.

Pour la JGPO, cette situation aurait fragilisé les efforts de cohésion portés par plusieurs structures féminines de la province.

Mais c’est surtout autour du Club d’Actions Doudou Fwamba Likunde (CADFL) que les critiques deviennent particulièrement virulentes.

Le CADFL au cœur de la polémique

Dans sa déclaration, la JGPO accuse le CADFL d’avoir multiplié les promesses sans résultats concrets sur le terrain. La structure évoque notamment une opération controversée de vente de cartes de membres à 10 dollars américains, présentée comme une porte d’accès à certaines opportunités d’emploi.

Selon les dénonciations relayées par la cellule de communication, plusieurs centaines de jeunes auraient adhéré à cette initiative sans jamais voir les promesses annoncées se concrétiser.

« Beaucoup de jeunes ont cru à un projet qui, aujourd’hui, ressemble davantage à une immense désillusion », dénoncent certains membres.

La JGPO affirme également que le CADFL serait pratiquement à l’arrêt et que plusieurs adhérents réclameraient désormais des comptes sur la gestion de leurs cotisations.

« Le leadership ne se conquiert pas dans les intrigues »

Les tensions se sont ensuite déplacées au sein même de la JGPO, où Blandine Litunge est accusée d’avoir tenté d’imposer une logique de confrontation et de prise de contrôle précipitée de la structure.

Les auteurs de la déclaration dénoncent ce qu’ils considèrent comme « une stratégie de manipulation visant à opposer les membres entre eux afin de fragiliser le leadership établi ».

Pour ces jeunes, la JGPO n’est ni « un terrain d’expérimentation politique » ni « un trophée personnel ».

« Le leadership ne se conquiert pas dans les intrigues, les calculs personnels ou les conflits fabriqués », insiste le communiqué.

Une structure qui refuse de céder

Les membres de la JGPO rappellent que leur organisation existe depuis plusieurs années et qu’elle a survécu à de nombreuses crises grâce aux sacrifices de plusieurs générations de jeunes de la Grande Orientale.

Ils réaffirment leur soutien total au Docteur Lady Limbaya, présenté comme le seul leadership reconnu au sein de la structure.

Dans ce climat de fortes tensions, la cellule de communication appelle les députés nationaux, sénateurs, notables et responsables politiques de la Grande Orientale à rester vigilants face à ce qu’elle qualifie de « tentatives de déstabilisation orchestrées contre la jeunesse ».

« La jeunesse orientale mérite des leaders responsables, disciplinés et porteurs d’une véritable vision collective, et non des aventures personnelles construites sur les divisions », conclut la déclaration.

Tous nos efforts d’entrepris pour entrer en contact avec Mme Blandine Litunge afin d’avoir sa version des faits, sont restés vains.

La Rédaction

La Rédaction de votre Média, évoluant dans la ville de Kisangani, Province de la TSHOPO, en République démocratique du Congo. Contacts : +243 815 397 719 +243 854 309 033