Institution en panne au Bas-Uélé : l’UDPS/Tshisekedi exige le rétablissement de l’équilibre politique
Lors d’un point de presse tenu ce 21 avril 2026, la fédération de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS/Tshisekedi) du Bas-Uélé a dressé un tableau sombre du fonctionnement de l’Assemblée provinciale. Le parti présidentiel évoque une paralysie inquiétante de l’institution et accuse le regroupement AAeC de vouloir confisquer le pouvoir au mépris de l’équilibre institutionnel.
Une Assemblée provinciale en perte de vitesse
Face aux journalistes, le Président fédéral de l’UDPS/Tshisekedi du Bas-Uélé l’assistant Dieudonné Sanga Mavolo, n’a pas mâché les mots. Selon lui, l’Assemblée provinciale traverse une crise profonde depuis la démission forcée de l’honorable Tutu Tsamemba intervenue le 7 octobre 2025.
Le parti évoque une institution fonctionnant « au ralenti », avec des conséquences directes sur la population. À titre illustratif, plusieurs dysfonctionnements ont été relevés :
Moins de 20 % des matières inscrites à la session de septembre 2025 ont été examinées ;
La session de mars 2026, censée s’ouvrir le 30 mars, n’a débuté que le 7 avril, en violation des dispositions légales ;
Au 21 avril 2026, aucun calendrier officiel de cette session n’a encore été adopté.
Pour l’UDPS/Tshisekedi, ces manquements traduisent un blocage institutionnel sérieux qui compromet les missions essentielles de contrôle et de législation dévolues à l’Assemblée provinciale.
Accusations de confiscation du pouvoir
Au-delà de la paralysie, le parti présidentiel pointe du doigt une volonté manifeste de déséquilibrer les institutions provinciales. L’UDPS/Tshisekedi accuse directement le regroupement politique AAeC de chercher à concentrer le pouvoir au Bas-Uélé.
Selon les déclarations faites à la presse par l’assistant Dieudonné Sanga Mavolo président fédéral, plusieurs éléments illustrent cette situation :
Le Gouverneur de province est issu du regroupement AAeC ;
Près de 90 % des membres du gouvernement provincial appartiennent à ce même regroupement ;
Des manœuvres politiques auraient été financées pour forcer la démission du président de l’Assemblée provinciale, cadre de l’UDPS, en vue de son remplacement ;
La révocation jugée illégale d’un cadre administratif de l’Assemblée, sur fond de rivalités politiques.
Pour l’UDPS/Tshisekedi, ces pratiques constituent une violation flagrante du principe d’équilibre institutionnel prôné par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Le parti y voit une tentative d’instaurer un système de concentration du pouvoir incompatible avec les principes de l’État de droit.
Un appel au respect des règles démocratiques
Se disant attachée aux valeurs démocratiques, l’UDPS/Tshisekedi du Bas-Uélé affirme refuser toute complicité face à ces dérives. Le parti appelle à une prise de responsabilité collective pour préserver la stabilité institutionnelle de la province.
Parmi ses principales recommandations :
Le respect strict des lois de la République par les députés provinciaux ;
L’application du compromis politique au sein de l’Union sacrée de la Nation ;
L’inscription à l’ordre du jour de la question relative au crédit de six millions de dollars contracté auprès du FOMIN ;
L’organisation, dans les plus brefs délais, de l’élection du président de l’Assemblée provinciale, dans le respect des équilibres politiques convenus.
Enjeu : stabilité institutionnelle et gouvernance provinciale
À travers cette sortie médiatique, l’UDPS/Tshisekedi met en garde contre les conséquences d’un déséquilibre prolongé des institutions provinciales. Pour le parti, l’Assemblée provinciale doit impérativement retrouver son rôle de « sentinelle de la bonne gouvernance » afin de répondre aux attentes de la population du Bas-Uélé.
Ce point de presse intervient dans un contexte politique provincial tendu, où les rapports de force entre regroupements politiques semblent peser lourdement sur le fonctionnement des institutions.
La rédaction
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