Echos

TRIBUNE — GUERRE DANS L’EST :

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Depuis quelques jours, un discours très relayé circule au sujet de la guerre dans l’Est de la République démocratique du Congo, de la diplomatie congolaise et des récents accords signés à Washington. Ce discours, attribué à Maître Bakagikiyayi, comporte de nombreuses erreurs factuelles, des confusions historiques et des contradictions politiques majeures.
Il importe de rétablir les faits, point par point.

  1. Non, l’UDPS n’a pas détruit la RDC

Prétendre que l’État congolais se serait effondré au cours des seules sept dernières années relève d’un révisionnisme historique.
L’affaiblissement du pays a commencé bien avant :

les pillages des années 1990,

la politisation excessive et la désorganisation de l’administration publique,

l’effondrement progressif de l’armée,

l’isolement de certaines provinces,

les guerres de 1996 à 2003.

Lorsque l’UDPS accède au pouvoir en 2019, elle hérite d’un État déjà profondément fragilisé.
Reconstruire 40 ans de destruction ne peut se faire ni rapidement ni dans la simplicité.

  1. Une diplomatie incohérente ? Une accusation contradictoire

Maître Bakagikiyayi affirme d’un côté que « l’État est à zéro » et de l’autre qu’il existerait une « diplomatie agissante ».
Ces deux idées s’annulent.

Un État inexistant :

ne siège pas au Conseil de sécurité de l’ONU,

ne fait pas adopter de résolutions condamnant ses agresseurs,

ne signe pas d’accords stratégiques avec de grandes puissances.

Au contraire, la diplomatie congolaise a aujourd’hui permis :

la reconnaissance internationale du rôle du Rwanda dans le soutien au M23,

la fin du silence autrefois qualifié « d’omerta »,

la défense active de notre souveraineté sur la scène mondiale.

  1. Les accords de Washington : une fausse polémique

Dire que « signer un accord, c’est perdre sa souveraineté » relève d’une méconnaissance du droit international.

Les accords signés à Washington :

réaffirment la souveraineté de la RDC sur ses ressources,

renforcent l’application du Code minier,

visent la transparence dans l’exploitation des minerais,

luttent contre la contrebande et l’économie criminelle qui finance les groupes armés.

Les condamner sans les avoir lus, c’est se livrer à la désinformation.

  1. Les “10 millions de morts” : entre émotion et justice

Évoquer les millions de victimes des conflits congolais nécessite plus que des slogans.
La justice exige :

des institutions judiciaires solides,

des mécanismes de coopération internationale,

l’utilisation d’outils tels que le Rapport Mapping,

un travail méthodique, cohérent et crédible.

La réparation des victimes ne se gagne pas dans l’émotion mais dans la construction d’un véritable système judiciaire.

  1. États-Unis et Qatar : une lecture simpliste

Réduire les États-Unis au rôle de “facilitateurs” et le Qatar à celui de “financier” est naïf.
La guerre dans l’Est n’est pas qu’un conflit local :
c’est une bataille géostratégique autour des ressources, des routes commerciales et des alliances internationales.

Comprendre ces enjeux est essentiel pour analyser la situation avec sérieux.

En résumé

Le discours de Maître Bakagikiyayi :

mélange les faits historiques,

utilise des accusations disproportionnées contre l’UDPS,

minimise les avancées diplomatiques récentes,

déforme les principes du droit international,

instrumentalise le drame humanitaire congolais.

Il s’agit d’un discours émotionnel et politisé, pas d’une analyse géopolitique rigoureuse.

La souveraineté ne se défend pas par les slogans, mais par des actions :
diplomatie, droit, défense et développement économique.
Et c’est précisément ce travail de fond qui est en cours.

Vive la diplomatie agissante menée par le Président Félix Tshisekedi !

Vive la République démocratique du Congo et son Peuple !

Fait à Kinshasa, le09/12/2025

Signé :
Ir. POLEPOLE ALIMASI Jean-Paul Gudule
Conseiller du Président du Parti UDPS/Tshisekedi
Secrétaire National Honoraire
Porte-parole de l’UDPS/Tshisekedi Grande Orientale
Administrateur à la SCPT SA

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