Haut-Uele : 24 Rhinocéros blancs du Sud réintroduits à la Garamba — Une prouesse écologique portée par des partenariats d’exception
Garamba, RDC – 9 décembre 2025.
Le parc national de la Garamba vient de franchir une étape historique en accueillant 24 nouveaux Rhinocéros blancs du Sud, transférés depuis la réserve sud-africaine de Munywana. Acheminés en trois convois aériens, ces animaux majestueux renforcent une population fondatrice déjà introduite en 2023, marquant un tournant décisif dans la restauration d’un des plus anciens écosystèmes protégés d’Afrique centrale.
Cette opération d’envergure, fruit d’une coordination exemplaire entre l’ICCN, African Parks, Munywana Conservancy, Barrick Gold Corporation, Kibali Gold Mine et les communautés locales, s’impose comme un modèle de conservation moderne. Dans ce site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, les nouveaux arrivants bénéficieront d’un environnement sécurisé, d’une surveillance renforcée et d’un cadre écologique scientifiquement adapté à leur expansion.
Un symbole d’espoir et de renouveau écologique
Lors d’une conférence de presse organisée le mercredi 10 décembre à Garamba, Philippe Decoop, chef de site du parc, n’a pas dissimulé son émotion devant cette réalisation exceptionnelle.
« Cette opération est le fruit d’une mobilisation hors du commun ; elle symbolise notre conviction profonde qu’aucune espèce ne doit disparaître sous notre responsabilité. Grâce à des partenaires d’une expertise rare, nous démontrons que la conservation n’est pas un rêve lointain, mais une action concrète… Nous réintroduisons l’espoir, la vie et la promesse d’un avenir harmonieux entre l’homme et la nature », a-t-il déclaré.
Ses mots ont résonné comme un hommage vibrant à tous les acteurs ayant permis cette opération délicate, depuis les logisticiens jusqu’aux experts vétérinaires, en passant par les communautés riveraines mobilisées pour la surveillance du parc.
Une opération transfrontalière d’une complexité exceptionnelle
Jan Jacobs, Directeur Général de Kibali Gold Mine, partenaire clé du projet, a tenu à souligner la portée technique et stratégique de cette initiative :
« Le déplacement de 24 rhinocéros à travers des frontières est un effort monumental. Il nécessite des années de travail acharné, une planification méticuleuse et une expertise spécialisée. Ce succès illustre la puissance d’un partenariat solide et d’une volonté commune de protéger ce que la terre a de plus précieux : la vie sauvage. »
Un discours qui met en lumière la coordination scientifique et logistique nécessaire pour assurer un transfert sécurisé d’une espèce aussi sensible.
Une vision nationale de la conservation
Représentant l’ICCN, Monsieur Tshitenge a rappelé que cette initiative s’inscrit pleinement dans la vision environnementale impulsée au plus haut niveau de l’État congolais :
« Sous la houlette du Président Félix-Antoine Tshisekedi, le gouvernement est fermement engagé à raviver l’ensemble des parcs nationaux. La Garamba doit devenir un moteur de développement local et de préservation du patrimoine naturel. Les communautés riveraines en sont les premières gardiennes. »
Un rappel fort que la conservation ne peut réussir sans une approche intégrée, associant protection de la biodiversité et amélioration des conditions de vie locales.
Un renouveau environnemental pour tout le Haut-Uele
Mandaté pour représenter le gouverneur de la province, le ministre provincial Didier Meduama a salué « une initiative historique » qui réaffirme la place de la RDC dans la lutte mondiale pour la sauvegarde des espèces menacées.
« En ravivant la Garamba, nous ne préservons pas seulement une espèce ; nous restaurons un symbole. L’ajout de 24 rhinocéros supplémentaires témoigne de l’engagement indéfectible de la RDC pour la biodiversité. »
Cette prise de position conforte l’alignement institutionnel autour de ce projet, considéré comme un pilier de la relance écologique du Haut-Uele.
Une nouvelle ère pour la Garamba
Cette opération, saluée comme une prouesse scientifique et logistique, ouvre une nouvelle page de l’histoire de la conservation en Afrique. En attendant un nouveau lot programmé pour janvier 2026, tous les partenaires impliqués ont exprimé leur détermination à poursuivre ce travail de longue haleine.
Avec cette réintroduction massive, la Garamba renforce sa place de sanctuaire pour la faune africaine et retrouve peu à peu son éclat d’antan, celui d’un parc autrefois emblématique de la grande faune sauvage.
Yesulema Kodrawa Cyrille
La Rédaction de votre Média, évoluant dans la ville de Kisangani, Province de la TSHOPO, en République démocratique du Congo. Contacts : +243 815 397 719 +243 854 309 033
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